L’augmentation des cas de harcèlement moral au travail est croissante, maladie en « vogue » médiatique ou signe d’un mal être de la « société de la peur », il peut paraître aberrant que la prise en charge mentale de ces personnels en souffrance ne soit pas mise en avant comme quelque chose de prioritaire...
C'est la raison pour laquelle je souhaiterais dire au travers de ce billet : « plus jamais ça »… et pouvoir être ainsi à l’origine, dans vos consciences respectives, d’une initiative originale de coopération entre professionnels de la santé au travail concernés par les facteurs psychosociaux.
N'oublions pas qu'un salarié harcelé, stressé, ayant perdu toute confiance en lui, aura des difficultés à prendre des initiatives ou des décisions. La qualité de son travail s'en ressentira. Même s'il met toute son énergie à résister à la pression, à "tenir", un jour ou l'autre, il devra s'arrêter de travailler pour se soigner. Et l'absentéisme et la détérioration du climat de travail ont des conséquences négatives pour l'entreprise, y compris au niveau de son équipe.
Ainsi, les coûts directs et indirects d'un mauvais climat de travail peuvent être énormes, non seulement pour l'entreprise, mais également pour toute la société. Il faut, en effet, tenir compte de la prise en charge des victimes de harcèlement par les organismes de Sécurité sociale.
Il est donc nécessaire de ne plus laisser les salariés se débattre seul face à leurs difficultés, en tentant de recréer une dynamique collective de revendication, en favorisant une recomposition du tissu social au sein de l'entreprise.
Car le lieu de travail est un lieu de socialisation, si la qualité de celle-ci se détériore, cela aura des effets dévastateurs sur l’insertion citoyenne et pourra poser un grave problème notamment pour les jeunes embauchés.
Alors, prévenir, agir, réagir sont les maîtres-mots !
Il s’agit là d’une question essentielle pour l’avenir de la démocratie…






