Plume effectuait tout récemment un billet sur la psychologie positive...
Alors interrogeons-nous sur ce concept du bonheur souvent bien abstrait, dépourvu de règles, mais s'appliquant à bien faire dans une perspective de sagesse, un utilitarisme pragmatique et un système hédoniste...
L'hédonisme (du grec hèdus, « agréable, plaisant ») est une doctrine philosophique qui fait du plaisir le but de l'existence.
Ainsi, les penseurs que l'on peut qualifier d'hédonistes s'accordent sur le fait que le plaisir est le souverain bien, et que la douleur doit être rejetée... Les hédonistes seraient-ils donc des pessimistes ou les pessimistes des hédonistes ? Alors l'hédonisme ne peut exister sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres... Vaste programme...
Epicure en son temps nous livra ainsi son courant de pensée que vous connaissez tous : l'épicurisme (« Les dieux ne sont pas à craindre ; la mort ne donne pas de souci ; et tandis que le plaisir est facile à obtenir, la douleur est facile à supporter. ») ou comment guérir les hommes des maux qui les accablent... Il s'agit d'agir sobrement en recherchant les actions amenant l'absence de douleur, d'où doit découler le plaisir négatif de cet état de repos, mélange de joie tempérée, de tranquillité et d'autosuffisance... La vie selon le plaisir est cependant une vie de prudence, de bien et de justice...
Michel Onfray, philosophe contemporain, que je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait, célèbre l'hédonisme de manière plus libertaire, revendiquant la société socialiste libertaire comme la modalité politique de l'hédonisme. Il propose un art de vivre hédoniste axé sur l’existence, la culture des arts et du savoir, l’épanouissement, le plaisir, le rapport à soi et le rapport à autrui. Le bonheur est à faire dans la vie à l’instant présent. Il se construit au quotidien grâce à une patiente "sculpture de soi" (Prix Médicis en 93) qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc....
Bref, le bonheur est partout, si toutefois nous nous donnons la peine de le trouver, de le voir, de le sentir, de l'entendre, de le goûter, de le toucher... et surtout de le vivre...
Exercice périeux et difficile que de rédiger un simple billet sur des courants philosphiques qui mériteraient bien mieux (ah ! les joies du web 2.0
, je vous invite donc à découvrir ou à redécouvrir la philosophie :
A consulter également : le site de l'Université populaire de Caen
A lire : Manifeste hédoniste de Michel ONFRAY La puissance d'exister.