Travailler à en mourir
Par Sylviane LAURO le samedi 6 décembre 2008, - Risques psychosociaux - Lien permanent
Photo : ici
... est le titre du reportage diffusé sur France 2 en Mars dernier dont je vous parlai au travers du post "Les maux des mots". Reportage qui pose un regard sans tabou sur la souffrance au travail, annonçant le chiffre alarmant de 5 à 6 suicides par jour... En voici le synopsis :
"Derrière l’Ukraine et les USA, la France est le troisième pays où les dépressions au travail sont les plus nombreuses. A travers trois secteurs professionnels – la banque, les plateformes téléphoniques, la sidérurgie –, le réalisateur Paul Moreira dissèque ces méthodes de travail, de management, d’organisation au pouvoir destructeur. Devant la caméra, les témoignages d’hommes et de femmes écrasés, usés, brisés par leur vie professionnelle. Travailler à en mourir, un documentaire Infrarouge poignant et alarmant."
A vous de juger...






Commentaires
je viens de regarder le film.
Je comprends tellement bien tout cela, je me sens vraiment concernée.
Quand cela va-t-il s'arrêter ? Cette course aux objectifs, ces dividendes assurés aux actionnaires à n'importe quel prix. ?!
on veut seulement travailler pour vivre et non vivre pour travailler, et travailler à en mourir encore moins.
Tous les acteurs de ces nouvelles méthodes de travail se sentent mal, vivent un stress permanent à tous les niveaux, alors pourquoi continuer , et surtout pour qui ?
moi aussi je travaillais pour un constructeur automobile et j'étais prestataire. Le constructeur a supprimé mon poste. et je me suis retrouvée au chômage, depuis deux ans.
un CV avec 35 ans d'expérience, bac+2, n'intéresse plus personne..
,, j'essaye de survivre, je fais des petits boulots quand j'en trouve et qu'on veut bien me donner ma chance
Ne pourrait-on pas aussi, envisager que les banques diminuent les frais d'impayés, d'agios, frais d'écritures, etc..
Quand on est à découvert, par exemple un prélèvement de 20 euros est refusé, mais la banque prend 23 euros de frais d'impayés, 120 euros de frais d'écritures, (ça représente quand même trois jours de travail au SMIC. Comment peut-on s'en sortir dans ces conditions. Le moindre salaire qu'on peut gagner part en charges (loyer, charges, electricité, assurance, mutuelle, impôts,...) et frais bancaires.
avec quoi peut-on manger ?
Dans le film les médecins du travail constatent que les gens ne se soignent plus. C'est vrai, on retarde les soins dentaires, le changement de lunettes. On fait passer les enfants en priorité, ce qui est normal.
Il leur reste longtemps à vivre normalement.
On ne connait que l'angoisse de perdre un travail quand on en a un et l'angoisse d'entendre sonner un huissier à la porte quand on ne peut plus rien payer,
on prend des anti dépresseurs pour ne pas s'écrouler.
mais, Vers quel futur vont nos enfants ?
des vidéos très dures... une réalité tout aussi dure... c'est là que je me rends compte plus que jamais de la chance que j'ai de télétravailler...
je t'embrasse
... et bon courage à Régine, dont les commentaires sont toujours poignants...