Risques psychosociaux : quelle réalité, quels enjeux dans le travail ?
Par Sylviane LAURO le mercredi 29 avril 2009, - Risques psychosociaux - Lien permanent
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Sera le thème du prochain séminaire de l’Université de Paris 1, organisé par le CEP Ergonomie et Écologie Humaine, du 8 juin 2009 au 10 juin 2009 à Paris.
Voici la présentation de ce congrès par la Société d’Ergonomie de Langue Française...
« Les Risques Psychosociaux « RPS » recouvrent, dans l’usage courant qui en est fait, une grande diversité de réalités : stress, souffrance ou mal être au travail, violence, addictions, suicides…
Se pose, dès lors, la question de leur appréhension :
• Quels sont les concepts qui permettent de comprendre les mécanismes en cause, les théories qui permettent de les appréhender, les méthodologies qui permettent de les analyser ?
• Quelle est la place de l’analyse de l’activité dans ce dispositif ? Est-elle toujours indispensable à la compréhension de ce phénomène ?
• Quels éclairages nouveaux ces risques jettent-ils sur le rapport de l'individu à son collectif de travail et à l'entreprise ?
• Existe-t-il un socle commun à tous ceux qui « interviennent » dans ce domaine, transversal aux différences des démarches engagées ?
L’actualité de la question est évidente, sa difficulté aussi. Cela nous conduit à proposer un séminaire pour approfondir notre compréhension du phénomène et débattre des questions qu’il soulève dans nos pratiques d’intervention. Deux axes d’interrogations seront privilégiés :
1. Que signifie l’expression « risque psychosocial » ?
• S’il s’agit d’autre chose qu’un nouvel habillage verbal pour une réalité déjà connue, de quoi ce changement terminologique est-il dès lors l’expression ?
• Quelle est la nature particulière du risque désormais incriminé ? Le nouveau vocabulaire nomme-t-il une source, une cause, la raison psychosociale d’un risque qui continue de se réaliser quant à lui sur un mode très « classique » (physiologique, par exemple) ? Ou bien cette dénomination témoigne-t-elle de la manifestation psychosociale d’un risque qui resterait déterminé par des mécanismes « classiques », de nature physique, physicochimique ou biologique ? Ou plus généralement, sommes-nous devant une nouvelle réalité du risque, un risque « émergent » où la dimension psychosociale participerait de la cause et de l’effet à la fois ? Cette émergence est-elle liée à la montée de dimensions économiques contemporaines où l’engagement subjectif des individus est particulièrement sollicité ?
• L’émergence du risque psychosocial est-elle une modalité nouvelle de dépréciation du travail ? Exige-t-elle de reconsidérer ce qu’il y a de destructeur pour le travail et la représentation que nous nous en faisons dans notre manière de procéder ?
2.
Dans quelle mesure une particularité de ce risque qui se soustrait aux critères habituels de l’observation, place-t-elle l’ergonomie, mais aussi les autres « sciences humaines et sociales », devant des questions inédites, comme la détermination de la réalité même qui doit faire l’objet de l’investigation ? Mais aussi comment cela renouvelle-t-il les questions « classiques » de cadrage et de problématisation de la prévention, de l’évaluation, , bref, les compétences, la posture, le métier même des intervenants dans ce domaine ? »
Renseignements : Sylvette Mauro : 01 44 07 87 94 / cepergo@univ-paris1.fr
Site web : Pantheon-Sorbonne Université Paris 1





