Pensez à des pensées
Par Sylviane LAURO le jeudi 20 août 2009, - Pensées - Lien permanent
Photo : S. Lauro
... au programme cette semaine, je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) un (ou plutôt une !) écrivain française, auteur de talent, les mots sont venus à elle (presque) par hasard... Elle jongle avec eux, au-delà de la phrase et du verbe, malgré elle ou du moins nous le fait-elle croire, elle nous emmène dans son univers, celui de l'amour, celui de la vie, comme elle, laissons-nous bercer par le temps qui passe au gré d'un bon roman...
... et n'oubliez pas de pensez à des pensées...
"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."
"La vie avait continué après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée."
"Je vois tout, je sens tout, mille détails entrent en moi comme de longues échardes et m'écorchent vive. Mille détails que d'autres ne remarquent pas parce qu'ils ont des peaux de crocodile"
Katherine PANCOL – journaliste et écrivain français née le 22 octobre 1954






Commentaires
J'ai découvert Katherine Pancol avec son livre "les hommes cruels ne courent pas les rues". Un vrai choc ... d'autant qu'il me semblait me retrouver dans presque chacune de ses lignes. J'aime énormément son style et son écriture est restée tout aussi dynamique et décalée.
Sur l'impossible je dirai : "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" ...
La philosophie bouddhiste enseigne qu'il est préférable d'accompagner un courant plutôt que lui résister. C'est ce que l'on appelle la technique du roseau. Parfois le vent souffle tellement fort, que le chêne qui se dresse en force pour lutter contre cet évènement fini par céder. Par contre, le roseau se courbe pour se relever dignement une fois la tempête terminée.
Cette valse de la vie pourrait être associée à cette non résistance salutaire à notre survie.
@ France : il est vrai que j'apprécie comme toi son écriture distillée et fluide... Un vrai régal !
@ Analas : le roseau plie mais ne rompt pas en quelque sorte...
Bonjour Sylve, de retour par ici après un peu d'abstinence numérique
Je ne l'a lis pas mais ai croisé cette femme une fois ou deux, pleine de sensibilité, je ne l'ai pas oubliée.
Je t'embrasse et espère que ta "rentrée" qu'elle quelle soit se prépare au mieux.
... Tu nous as bien manqué... J'espère que ces vacances ont été bonnes...
Cet auteur transcrit effectivement très bien sa sensibilité au travers de ses écrits...
J'espère que tout va pour le mieux pour toi également.
Je t'embrasse à très vite