Spécialiste de la chronique sociale, Ken LOACH dépeint ici l'univers de la crise économique versus supporters de Manchester... Au-delà du film lui-même, je voudrais vous parler de la touche qu'il nous prodigue, notamment concernant les risques psychosociaux et tout ce que cela comporte : entre humour décalé des citations incomparables de notre Canto national, la tendresse de certaines situations et la violence des autres, nous ressortons avec au final de l'espoir et certainement foi en l'humanisme...

De cette situation désespérée renaît un espoir grâce à des collègues de travail qui vont au-delà de la solidarité (illustrée par une scène de punition collective où tout le monde porte un masque de... Canto !), à une séance de yoga un peu space et surtout à un Cantona mi-ange, mi-gourou qui va lui apprendre le respect de soi, la confiance, le charisme... Au final Eric via Eric va retrouver le chemin de la vie... Certes, pas le meilleur Loach en soi, mais dans l'esprit, celui d'un espoir, d'une lumière pour celles et ceux qui sont au fond... Le message étant qu'il y a toujours quelqu'un, quelque chose, un pourquoi ou un ange gardien qui nous ramène à la vie et à l'espoir...

On retiendra bien sûr la fameuse réplique de la bande annonce : "I'm not a man, I'm Cantona" ou encore "qui sème des chardons récolte des épines", ou "celui qui ne lance jamais les dés, ne fera jamais un double six" et bien entendu celle des mouettes énoncée lors d'une conférence de presse en 95 après son coup de pied au supporter anglais :
"Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer"...

Ooooh.... Aaaaaah... Cantona !!