Le bac de philo et les risques psychosociaux
Par Sylviane LAURO le lundi 22 juin 2009, - Risques psychosociaux - Lien permanent
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Comme chaque année, des milliers de lycéens (et autres...) se lèvent à l'aube un matin du mois de Juin histoire de plancher sur la première épreuve phare du bac : l'épreuve de philosophie !
Epreuve redoutée par toutes et tous, il va falloir disserter... Voilà déjà un bien grand mot en lui-même... Disserter... C'est à dire traiter et analyser un sujet sous tous ses angles, réfléchir, penser, dialoguer avec soi-même au sujet de... Discourir, revisiter ou simplement réinventer la vision du sujet... Bref, donner de soi tout simplement... Au-delà de la note, se cache déjà bien autre chose mais quoi au juste...
La "philosophie", cet être étrange venu d'ailleurs, berce l'humanité depuis la nuit des temps... Littéralement "amour de la sagesse", on y associe volontiers Pythagore, Socrate, Platon et tant d'autres encore, qui ont oeuvré à ce qu'elle est aujourd'hui... On pensera notamment à Freud ou Lacan ou encore Confucius...
Elle a su ainsi traverser les âges et s'enrichir au fil du temps... La philosophie également comme support de création et comme objet d'éthique... La philosophie comme support de réflexion sur soi, mais aussi sur le sens de la vie, du bonheur, du partage, de l'autre... La philosophie du XXIème siècle au secours des risques psychosociaux alors ?
Pourquoi ne pas envisager cette discipline comme étant la philosophie de demain ? Formation ou cours de philo en entreprise why not ?
Il nous faut certes regarder vers l'avenir en la matière mais notre passé est déjà si riche, "le poète se souvient de l'avenir" disait Cocteau... La philosophie comme thérapeutique de l'âme (dixit Alexandre Jollien). Le présent est bien là et au-delà d'une simple épreuve de philosophie au baccalauréat, mettons en exergue ces connaissances au profit du bien être et du bien vivre... Tout au moins au profit du vivre mieux... Prendre le risque d'être soi...
But are you ready ?
Voici les sujets de 2009 :
Section L:
Le langage trahit-il la pensée ?
L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ?
Série ES :
Que gagne-t-on à échanger ?
Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
Série S :
Est-il absurde de désirer l'impossible ?
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Quel est celui que vous auriez choisi et pourquoi ?
Allez ! Si aucun des sujets ci-dessus ne vous inspire, je m'improvise correcteur au bac et vous invite à méditer sur cette pensée de KANT qui deviendra désormais l'adage de ce blog :
«Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen.»
Sylviane LAURO - 21 juin 2009
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Commentaires
Bonjour Sylve,
du retard de lecture, car je suis en mode "pas très présente" en ce moment; bonne idée que de rappeler la place de la philosophie! Il me semble qu'on devrait l'enseigner beaucoup plus tôt dans le cursus scolaire: comment former l'esprit critique (au bon sens du terme) et l'analyse,bref.
Pour ce qui est des sujets, j'aurai -paradoxalement? - choisi les sujets ES et S; si je te réponds pourquoi, je fais une dissertation :D
La question de la technique est bien intéressante avec les questions posées par Internet par exemple.
Allez, je t'embrasse. A bientôt!