Lancement de la négociation sur le harcèlement et la violence au travail
Par Sylviane LAURO le lundi 2 novembre 2009, - Risques psychosociaux - Lien permanent
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... est le titre de l'article paru ce jour sur WK RH...
En voici les principales lignes : "Les syndicats souhaitent que la négociation sur le harcèlement et la violence au travail intègre la question de l’organisation du travail.
Organisations syndicales et patronales se sont réunies, le 29 octobre, afin d’engager la négociation sur la violence et le harcèlement au travail. Rappelons que celle-ci vise à transposer l’accord européen du 26 avril 2007
(v. Bref social n° 14857 du 23 avril 2007). Ce texte prévoyait sa déclinaison dans les États membres de l’Union européenne dans les trois ans suivant sa signature.
En outre, dans l’accord national interprofessionnel sur le stress au travail du 2 juillet 2008 (v. Conv. -Accords, Interpro.- n° 175/2008 du 4 août 2008), les partenaires sociaux avaient prévu de négocier sur ce sujet dans les 12 mois suivant sa conclusion."
(...) "Si les partenaires sociaux ne se sont fixés aucune échéance précise pour aboutir, ils ont affiché leur volonté de conclure « assez rapidement ». Pour Jean-Marc Bilquez (FO), « nous avons une obligation de résultat ».
Faisant référence à la série de suicides de salariés chez France Télécom, il a affirmé que « l’actualité ne nous pardonnerait pas un échec des négociations ».
(...)
• Management. Les syndicats demandent que le futur accord affirme explicitement que « des formes de management peuvent être par elles-mêmes génératrices de harcèlement et de violence ». Pour la CFTC, « contrairement à ce qu’affirme le Medef, même s’il n’y a pas intention de nuire, il peut y avoir harcèlement ». Selon Jean-Louis Malys (CFDT), « on est peut-être arrivé au bout d’un système de management qui fixe des objectifs sans donner les moyens de les atteindre ».
(...)
• Prévention. Selon Danièle Karniewicz (CFE-CGC), « il faut établir une véritable prévention des risques ». « Ces phénomènes sont tellement destructeurs pour la santé physique et psychique que l’on ne peut penser seulement en termes d’accompagnement » a-t-elle insisté. Pour elle, il faut « rompre le silence, faire en sorte que le harcèlement et la violence ne restent pas tabous dans les entreprises ». De même, pour Daniel Prada (CGT)
, « il convient de créer les conditions pour que les causes de ces phénomènes soient supprimées ». Selon lui, « des outils de prévention devraient être mis à la disposition des salariés ».
(...)
• Responsabilité. Joseph Thouvenel espère également « ajouter au futur accord la responsabilité des personnes morales ». De son côté, Jean-Louis Malys considère qu’« un patron passif et inactif en cas de violence ou de harcèlement est complice, et même est commanditaire ».
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Source : WK RH - 2 novembre 2009





