(...) "Si les partenaires sociaux ne se sont fixés aucune échéance précise pour aboutir, ils ont affiché leur volonté de conclure « assez rapidement ». Pour Jean-Marc Bilquez (FO), « nous avons une obligation de résultat ». Faisant référence à la série de suicides de salariés chez France Télécom, il a affirmé que « l’actualité ne nous pardonnerait pas un échec des négociations ».

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• Management. Les syndicats demandent que le futur accord affirme explicitement que « des formes de management peuvent être par elles-mêmes génératrices de harcèlement et de violence ». Pour la CFTC, « contrairement à ce qu’affirme le Medef, même s’il n’y a pas intention de nuire, il peut y avoir harcèlement ». Selon Jean-Louis Malys (CFDT), « on est peut-être arrivé au bout d’un système de management qui fixe des objectifs sans donner les moyens de les atteindre ».

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• Prévention. Selon Danièle Karniewicz (CFE-CGC), « il faut établir une véritable prévention des risques ». « Ces phénomènes sont tellement destructeurs pour la santé physique et psychique que l’on ne peut penser seulement en termes d’accompagnement Â» a-t-elle insisté. Pour elle, il faut « rompre le silence, faire en sorte que le harcèlement et la violence ne restent pas tabous dans les entreprises ». De même, pour Daniel Prada (CGT) , « il convient de créer les conditions pour que les causes de ces phénomènes soient supprimées ». Selon lui, « des outils de prévention devraient être mis à la disposition des salariés ».

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• Responsabilité. Joseph Thouvenel espère également « ajouter au futur accord la responsabilité des personnes morales ». De son côté, Jean-Louis Malys considère qu’« un patron passif et inactif en cas de violence ou de harcèlement est complice, et même est commanditaire ».

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Source : WK RH - 2 novembre 2009