LE MANIFESTE DE L’EXPANSION CONTRE LA VIOLENCE AU TRAVAIL
Par Sylviane LAURO le lundi 13 octobre 2008, - Risques psychosociaux - Lien permanent
Photo : Yoda
Je vous en parlais il y a peu ici : le magazine économique l’Expansion a sorti ce mois-ci un numéro spécial dédié à la violence au travail. Métro, boulot, bobo… Pénibilité, stress, harcèlement… Ce numéro vous livre une enquête sur la souffrance au travail et sur les moyens d’y remédier.
Ainsi, en page 46 de ce numéro, vingt experts vous proposent leurs solutions face à cette violence sans visage…
A nouveau, faisons avancer le débat, parce que chacun est concerné, parce que personne n’est à l’abri, parce que demain cela pourra être vous…
Toutes ces propositions incitent à :
• repenser l’organisation et les méthodes de management afin d’éliminer les sources de stress,
• aider davantage les salariés à faire face à leur environnement de travail,
• mieux connaître et soigner les salariés fragilisés ou malades du fait de la violence au travail.
Voici les 20 propositions :
1) Adopter un vrai code de politesse au sein de l’entreprise – Boris CYRULNIK neuropsychiatre, éthologue
2) Pratiquer une approche des problèmes pluridisciplinaire – Patrick LEGERON, psychiatre
3) Cultiver la reconnaissance – Christophe ANDRE, psychiatre
4) Donner la parole aux salariés – Philippe DAVEZIES, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail
5) Lutter contre l’isolement – Jean-Claude DELGENES, directeur général du cabinet Technologia
6) Inventer un poste de manager au travail – Thierry ROCHEFORT, Directeur de l’ANACT,
7) Mettre l’accent sur l’organisation du travail et sortir du tout-psychologie – Jean-Pierre LE GOFF, sociologue,
8) Donner de l’autonomie aux équipes – Yves GARY, responsable du département prévention des risques professionnels à la CNAM,
9) Mieux évaluer les risques – Valérie LANGEVIN, psychologue du travail à l’INRS.
10) Couper le cordon entre médecine du travail et employeurs – Annie THEBAUD-MONY, sociologue,
11) Acquérir la maîtrise de son mental – Matthieu SICARD, moine bouddhiste, interprète du Dalaï Lama,
12) Penser ergonomie – Marie PEZE, psychologue clinicienne, responsable de la consultation souffrance et travail de Nanterre,
13) Offrir un suivi après une crise – Michel DEBOUT, psychiatre, président de l’UNPS, cofondateur de Violences, travail, environnement (VTE),
14) Créer un centre de recherche sur les souffrances au travail – Marie-France HIRIGOYEN, psychiatre,
15) Payer un psy aux salariés – Pierre ANGEL, psychiatre,
16) Renforcer le système de bonus-malus pour les entreprises – Philippe ASKENAZY, économiste,
17) Former les managers en amont – William DAB, titulaire de la chaire d’hygiène et de sécurité du CNAM,
18) Prendre soin de soi – Laurent CHEVALLIER, nutritionniste au CHU de Montpellier,
19) Reconnaître le stress comme maladie professionnelle, Bernard SALENGRO, médecin du travail, membre de la CFE-CGC,
20) Apprendre à communiquer sans violence - David SERVAN-SCHREIBER, professeur de psychiatrie clinique à l’université de Pittsburgh et chercheur en neurosciences.
Pour en savoir plus sur chacune de ces propositions, cliquez ici.
Sources : l'Expansion numéro d'octobre 2008 "Stop à la violence au travail"






Commentaires
quelques propositions intéressantes... la 20ème est essentielle je pense, la 18ème serait le must...
je t'embrasse et merci de toutes ces infos
Bonjour, c'est bien d'en parler. J'ai 20 ans d'expérience dans le domaine en observations, analyses, et management ! Cette violence au travail ronge l'éfficacité de façon très importante, et parfois fait perdre bien plus de 50% de rendement sans compter les effets sur les arrêts de travail... Le débat peut être trés important. mais concrètement, c'est sur le terrain qu'il faut agir. Donnez moi un poste de travail et on s'y attelle ! Des gens gagnent trop d'argent pour s'en préoccuper, et le respect des autres est souvent trop faible...
Bonne poursuite
Tout à fait d'accord avec vous André !
Les sources des RPS et des conflits sociaux sont les mêmes; lorsqu'il n'y a plus d'expression collective des "irritants", les salariés somatisent.
La prévention des RPS passent donc en amont par une identification des "signaux faibles" qui sont pour la plupart de source organisationnelle et managériale. Former les managers et ne pas confondre "travail prescrit" et travail réel", devient alors essentiel.
Bravo pour ce blog !
JNM
j'ai écrit un commentaire il y a un quart d'heure, je ne le vois pas....pouvez vous me confirmer qu'il sera diffusé? Merci
Comment peut-on éditer un manifeste contre la violence au travail et par ailleurs faire un article dans le n° d'octobre 2009 "ceux qui ont le pouvoir à Besançon" et concernant l'un dentre eux, Mr J.M.TONNERRE, je cite "ce passionné d'économie solidaire". Les sources du magazine ont-elles omis de vous informer que ce monsieur a laissé l'association d'insertion qu'il dirigeait dans un état lamentable (nous sommes en redressement judiciaire depuis son départ) et que des procès(au pluriel) sont en cours à son encontre!!!
A méditer...
Andrée LEVIN, salariée de l'Association en question.
@ Andrée,
Les commentaires de ce blog sont soumis à modération, c'est la raison pour laquelle la publication n'a pas été immédiate.
Concernant votre commentaire, c'est au journal l'Expansion que vous devriez l'adresser.
Bien cordialement à vous.