L'état de stress post-traumatique : pourquoi ? Comment ?
Par Sylviane LAURO le dimanche 16 janvier 2011, - Risques psychosociaux - Lien permanent
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Un ESPT (Etat de Stress Post Traumatique) peut apparaître après un évènement exceptionnellement traumatisant sur le plan psychologique de type harcèlement moral par exemple. Soit il fait suite à un évènement présentant une menace pour la vie ou pour l'intégrité physique du sujet. Soit il apparaît alors que le sujet a été témoin d'un tel incident touchant ses proches. Le sujet éprouve alors une peur intense, un sentiment d'impuissance et d'horreur. C'est ce que vivent souvent des salariés suite à des traumatismes psychologiques sur leur lieu de travail, des traumatismes de type "infractions psychiques", véritable atteinte à la personnalité du sujet... Retourner à son travail revient alors à retourner sur un lieu d'attentat...
Comment dépasser cet état de stress ? Comment surmonter ? Voilà la lourde quête des victimes de ce que l'on appelle aujourd'hui les risques psychosociaux... L'ESPT : pourquoi ? Comment ?
L'ESPT s'installe à distance du choc émotionnel initial (de quelques jours à plusieurs mois plus tard) :
- le sujet revit de façon obsédante l'évènement traumatisant (pensées, flash-back, rêves, cauchemars). Un lieu ou seulement une odeur peuvent être des facteurs déclenchants.
- Il évite tout ce qui pourra le lui rappeler (lieux, personnes, conversations, circonstances) et va se replier sur lui-même et s'isoler. Il évitera de passer en voiture devant son entreprise par exemple... D'où l'impossiblité pour lui de retourner sur le lieu de son travail.
- Il peut souffrir d'agitation, d'angoisse, de troubles du sommeil, de difficultés de concentration, de réaction de sursaut exagéré, voire de paranoïa..
Cet état s'il dure, risque de se compliquer de troubles psychologiques : dépression, troubles psychosomatiques ou troubles comportementaux (abus de tranquilisants, alcoolisme...). Cela peut déclencher également des états de panique, des crises d'angoisse, des crises d'asthme etc...
Pour éviter qu'un ESPT ne se développe, la première action est la prévention et ainsi que le traumatisme ne survienne pas. En effet, dans les cas de harcèlement moral notamment, la parole de la victime est très souvent niée, elle est tue (voire tuée !) ou banalisée... La parole ne peut donc pas faire sortir la victime de son effroi.
Il faut prêter attention aux mots qui cachent bien souvent les maux :
- "J'ai honte de moi et de mon entreprise",
- "Je n'accepte plus de faire semblant",
- "En voiture, j'ai souvent pensé à donner un coup de volant pour en finir",
- "Si je reprends le travail, le soir même je serai au fond du trou",
- "Je préfère mourir que d'y retourner",
- "Je ne suis plus rien parce que j'ai été détruit",
- "Je n'ai pas voulu mourir mais m'effacer" (jeune femme ayant fait une TS),
- "Alors que je venais d'avaler des comprimés sur mon lieu de travail, j'ai entendu mon manager dire à mes collègues : "laissez, elle simule !"...
(témoignages issus du documentaire "Travailler à en mourir", voir le billet "les mots des maux" sur ce blog.
En milieu de travail, si les agressions sont la cause déclenchante d'état de stress post-traumatique la plus fréquente, d'autres situations plus exceptionnelles ne doivent pas être oubliées. Ces salariés développent un stress post-traumatique de type attentat, on attaque ces gens-là sur leurs qualités jusqu'à leur faire douter de leur confiance et à les détruire. Certains se battent, en justice ou pas, d'autres changent de vie, arrivent à se remettre debout et font autres choses"... mais à quel prix ?...
S. LAURO - 16.01.11




Commentaires
Il existe un moyen d'accélérer le mouvement dans le processus de retour à la normale. La psychothérapie est un bon moteur, elle est même nécessaire. Mais c'est parfois dur de dévoiler toute son intimité à quelqu'un dans un moment important de stress, et pour certains cela peu prendre des années. Nous savons tous qu'un traumatisme a un impact direct sur notre cerveau. Lors d'un choc, le cerveau se dérègle et imprime ce dérèglement. L'optimisation cérébrale permet de rééquilibrer votre cerveau. C'est une technique d'autorégulation, aucun choc électrique, aucune manipulation, aucun dialogue. Vous écoutez votre cerveau fonctionner, et il se rééquilibre par lui-même. Vu qu'un traumatisme dérègle votre cerveau, le rééquilibrer peu s'avérer un bon point de départ. Une fois que vous serez rééquilibré, vous pourrez plus facilement en parler, et sortir de ce conflit.
voici le blog qui présente un peu mieux l'optimisation cérébrale : www.alphaplus.unblog.fr
Jérôme