Mise en scène de la disparition, consentement à ce type de management, faillite des collectifs de travail etc... Marie PEZE ne mâche pas ses mots et dénonce la partie immergée de l'iceberg : "le salarié qui décompense est celui qui est authentique, mais il n'est qu'un révélateur de la mauvaise organisation de travail et du manque de solidarité du collectif de travail".

Et elle poursuit :
"A cette occasion, j'ai découvert que ce qui est étonnant (effrayant quand on est dans cette valse sordide) c'est la façon dont le groupe cautionne souvent par son silence (ou même par ses actes) ce qui se passe de douloureux : la tentative de mise à mort (certes pas physiquement, mais pouvant conduire au suicide par exemple) d'un individu dudit groupe... Tant que le "chef" tape sur quelqu'un, il fout la paix aux autres, tout en leur envoyant des signaux de ce qui pourrait leur arriver si d'aventure ils devaient se retrouver dans sa ligne de mire".

Et de lancer un appel : « Revenons vers la solidarité au travail, c’est ça qui va sauver nos collègues en difficulté et nous sauver le jour où nous serons en difficulté. »

Apprenons enfin le "vivre ensemble"...

A écouter : l'émission "le téléphone sonne" sur France Inter sur le thème : Questions sur la souffrance et la santé au travail : pénibilité, stress, dépression, harcèlement, maladies et accidents... (attention en ligne seulement 7 jours)
Invité de l'émission : Marie Pezé Docteur en psychologie, psychanalyste, expert judiciaire ; dirige la consultation « souffrance et travail Â» à l’Hôpital de Nanterre (92), auteure de »ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés Â» Editions Pearson (cf. billet en rapport ici ou ici)

A lire et à visionner : Les réponses de la psychologue Marie Pezé à des questions qui dressent un constat implacable de l’étendue des souffrances au travail. (Merci FmR pour l'info !)

A lire : le dossier de l'expansion : Stop à la violence au travail

A lire : le dossier du magazine "Santé et travail" : Pourquoi le travail fait souffrir

A consulter en pièce jointe : Harcèlement moral : la cour de cassation reprend la main