Être soi-même, c’est avant tout agir et penser selon ses valeurs et ses principes. C’est être authentique avec soi et avec les autres, et ne pas avoir peur de se montrer tel qu’on est.

C’est également une manière de développer son employabilité, ou plutôt sa rareté, de laisser libre cours à ses meilleurs talents, ceux qui font qu’on se démarque des autres, et de se positionner comme un être unique. Quand on est rare, on est désiré sur le marché du travail.

Alors pourquoi est-il si difficile d'être soi dans le marché du travail aujourd'hui ? (cf. billet de Christian à ce sujet n°1 et n°2), qui est contraint de masquer ses compétences pour pouvoir travailler, comme si aujourd'hui être diplômé était une tare au lieu d'être un atout !)...

L’éducation devrait avoir le souci de permettre aux individus de développer leurs talents, de découvrir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi à l’école, en plus d’enseigner des connaissances, on devrait apprendre aux jeunes à se connaître, à découvrir leurs points forts, leurs points faibles, leurs aptitudes, leurs talents, bref, ce qu’ils ont d’original en eux, et à se faire confiance.

Aussi, dire la vérité, être authentique, cela fait avancer les choses.

Il n’y a pas d’avantage à vous déguiser, parce que rien ne garantit que les collègues vont mieux apprécier votre déguisement que votre vraie personnalité. De toute façon, que vous portiez un masque ou non, il y a des gens, collègues comme patrons, qui auront une perception complètement arrêtée de la manière dont vous devriez vous comporter pour qu’ils vous acceptent. Vous pouvez jouer le jeu et changer votre personnalité pour correspondre à leurs attentes, mais dès ce moment, vous commencez à perdre le contrôle de votre personne.

L’objectif d’être soi-même n’est pas de convaincre les autres du bien-fondé de ses idées. C’est d’échanger les idées. Or, si en réunion on échange sur des idées fausses, on perd notre temps. On voit ça souvent : tout le monde se tait pendant les réunions mais s’active dans les couloirs après et bien entendu dans le dos des autres. Où est la constructivité ?! Et dans ce cadre, qui a le courage, d'être soi ? Bien souvent même les managers ne le sont pas... !

Toutefois, être soi c'est aussi parfois choisir de se taire car certaines situations ne valent pas de dépenser de l'énergie à se faire comprendre... Voilà où se situe le savoir-être... et le savoir-vivre... Il existe également des milieux de travail malsains, rigides et autoritaires où il n'y a plus d'espace pour être soi.

En fait, ce qui manque aux méthodes d’évaluation des travailleurs aujourd'hui, c’est une description de ce que chaque individu a d’unique. En ajoutant un tel élément qualitatif, il serait possible d’évaluer sa valeur ajoutée sur le marché du travail, et de développer les habiletés nécessaires pour devenir plus compétitif sur le marché du travail, sans trahir sa vraie personnalité.

Ne pas être soi finalement peut engendrer beaucoup de choses comme le refus de s'exprimer, l'isolement social parfois, refuser aussi à s'exposer et à s'affirmer, c'est aussi se laisser réduire. Alors pourquoi se priver de cette liberté et de cette aisance ? Car ne pas être soi, c'est surtout et avant tout priver notre entreprise de ce que nous avons de plus précieux : notre valeur ajoutée !

Le travail, c'est aussi la vie, la qualité de vie et le bien-être...