"Je lancerai tout à l'heure une enquête nationale qui sera effectuée par l'Insee avec le concours des partenaires sociaux pour que dans moins d'un an on sache exactement de quoi on parle, dans quels secteurs il y a davantage de stress et comment dans les entreprises on diminue ce stress", a déclaré M. Bertrand, qui préside vendredi matin une conférence sur les conditions de travail Etat, patronat et syndicats.

Déjà au premier plan de la première conférence sur les conditions de travail en octobre 2007, le stress, et plus largement les risques psychosociaux (dépression, souffrance au travail), seront l'un des deux thèmes prépondérants, avec la médecine du travail, de cette nouvelle rencontre au sommet.

"La France a la possibilité d'être pionnière en la matière" , a assuré le ministre, qui estime qu'il faut "revoir en profondeur la médecine du travail" en "lançant une grande réforme de la médecine du travail", qui concerne plus 20 millions de salariés en France.

"Il faut revoir en profondeur la médecine du travail: les médecins du travail ont le sentiment de faire une tâche énorme avec peu de moyens et je veux qu'il y ait davantage de prévention (dans leur activité, ndlr) et qu'on puisse faire du sur-mesure", a expliqué Xavier Bertrand. Parmi les "pistes" qu'il va proposer vendredi au partenaires sociaux, le ministre veut "donner davantage de rôle aux infirmiers du travail" (et aussi, je l'espère vivement aux IPRP, si toutefois, par hasard, vous deviez me lire Monsieur le Ministre, j'espère que vous entendrez cet appel ndlr !) mais aussi "revoir le fonctionnement de la gestion de la médecine du travail".

Par ailleurs, a-t-il dit, "l'Etat interviendra" si les partenaires sociaux échouent dans les négociations sur la pénibilité, qui durent depuis trois ans et ont déjà donné lieu à 17 réunions infructueuses.

"Ca va bien maintenant, il y a manifestement un blocage. (...) On ne va pas détourner le regard plus longtemps. Nous voulons maintenant que les partenaires sociaux nous disent sur quoi ils sont d'accord, sur quoi ils ne sont pas d'accord et ensuite l'Etat interviendra", a dit Xavier Bertrand.

Les négociations doivent définir ce qu'est un travail pénible, s'accorder sur les modalités de la prévention, ainsi que sur la mise en place et le financement des retraites anticipées.

Source AFP - Vendredi 27 juin 2008 11 : 00

En espérant que ce travail de longue haleine aboutira à terme à l'embauche d'IPRP (pardon de prêcher pour ma paroisse !) dédiés à la prévention des risques psychosociaux, au sein des services de santé au travail, mais aussi, comme le préconise le rapport Nasse-Légeron, au sein des trois fonctions publiques... Oui Monsieur BERTRAND, il est plus que temps de ne plus se voiler la face sur le sujet...

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