Une chose est sûre : nous sommes loin de l'indécence et nous ne pouvons ignorer la mise en place de nouvelles organisations de travail qui ont entraîné de nouveaux risques : travail en "open space", organisations matricielles des entreprises, émergence et croissance exponentielle de TMS, de risques psychosociaux etc...

C'est dans ce cadre que Jean-Frédéric Poisson député et président-rapporteur de la mission d'information sur la pénibilité au travail a présenté le 27 mai, les conclusions de ses travaux devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Mais qu'est-ce que la pénibilité au travail ? Une définition qui appelle à être complétée, selon le rapport de Jean-Frédéric Poisson. La pénibilité au travail y est définie comme «le résultat de sollicitations physiques ou psychiques qui, soit en raison de leur nature, soit en raison de la demande sociale, sont excessives en regard de la physiologie humaine et laissent, à ce titre, des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé et l'espérance de vie d'un travailleur».

"Ce rapport parlementaire préconise d'organiser une campagne nationale de prévention, ciblée et phasée, de renforcer la formation de l'encadrement aux questions liées à la pénibilité et aux conditions de travail ; de renforcer la présence et le rôle des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ; d'inciter à l'aménagement et l'adaptation des postes de travail en vue de réduire la pénibilité au travail par une défiscalisation totale des dépenses engagées à cette fin ; de réformer le document unique ; de généraliser la gestion prévisionnelle des carrières afin d'accompagner l'évolution des parcours professionnels ; de renforcer le rôle des intervenants locaux et des réseaux d'expertise extérieurs aux entreprises en doublant le budget annuel du réseau Anact-Aract ; de réformer la médecine du travail.

La mission propose d'étudier, par ailleurs, la mise en place du "curriculum laboris", instrument qui permettrait d'identifier, de décrire, de qualifier et de suivre tous les postes de travail occupés par le salarié au cours de son parcours professionnel. Enfin, elle suggère un dispositif de compensation et de réparation de la pénibilité avec l'ouverture de plein droit à une réduction du temps de travail ou un départ anticipé à la retraite."
Source ANACT - Juin 2008

Gardons en mémoire, qu'il s'agit avant tout de protéger et de mettre en oeuvre une gestion des risques efficace dans le cadre de la réduction des niveaux de pénibilité pour les salariés... En bref, rendre le risque acceptable pour tous...

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