Du bien fondé de l'hédonisme...
Par sylve isis le samedi 20 octobre 2007, - Risques psychosociaux - Lien permanent
Plume effectuait tout récemment un billet sur la psychologie positive...
Alors interrogeons-nous sur ce concept du bonheur souvent bien abstrait, dépourvu de règles, mais s'appliquant à bien faire dans une perspective de sagesse, un utilitarisme pragmatique et un système hédoniste...
L'hédonisme (du grec hèdus, « agréable, plaisant ») est une doctrine philosophique qui fait du plaisir le but de l'existence.
Ainsi, les penseurs que l'on peut qualifier d'hédonistes s'accordent sur le fait que le plaisir est le souverain bien, et que la douleur doit être rejetée... Les hédonistes seraient-ils donc des pessimistes ou les pessimistes des hédonistes ? Alors l'hédonisme ne peut exister sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres... Vaste programme...
Epicure en son temps nous livra ainsi son courant de pensée que vous connaissez tous : l'épicurisme (« Les dieux ne sont pas à craindre ; la mort ne donne pas de souci ; et tandis que le plaisir est facile à obtenir, la douleur est facile à supporter. ») ou comment guérir les hommes des maux qui les accablent... Il s'agit d'agir sobrement en recherchant les actions amenant l'absence de douleur, d'où doit découler le plaisir négatif de cet état de repos, mélange de joie tempérée, de tranquillité et d'autosuffisance... La vie selon le plaisir est cependant une vie de prudence, de bien et de justice...
Michel Onfray, philosophe contemporain, que je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait, célèbre l'hédonisme de manière plus libertaire, revendiquant la société socialiste libertaire comme la modalité politique de l'hédonisme. Il propose un art de vivre hédoniste axé sur l’existence, la culture des arts et du savoir, l’épanouissement, le plaisir, le rapport à soi et le rapport à autrui. Le bonheur est à faire dans la vie à l’instant présent. Il se construit au quotidien grâce à une patiente "sculpture de soi" (Prix Médicis en 93) qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc....
Bref, le bonheur est partout, si toutefois nous nous donnons la peine de le trouver, de le voir, de le sentir, de l'entendre, de le goûter, de le toucher... et surtout de le vivre...
Exercice périeux et difficile que de rédiger un simple billet sur des courants philosphiques qui mériteraient bien mieux (ah ! les joies du web 2.0
, je vous invite donc à découvrir ou à redécouvrir la philosophie :
A consulter également : le site de l'Université populaire de Caen
A lire : Manifeste hédoniste de Michel ONFRAY La puissance d'exister.







Commentaires
C'est TRES agréable d'être une muse : inspirant les billets des autres


Quand j'ai édité le billet, j'ai pensé "çà, c'est plus dans les cordes de Sylve Isis"... ton commentaire ne m'a pas déçu
Suis-je hédoniste ?
A en croire la définition, je ne le suis pas : je refuse de "rejeter la douleur". Je n'aime pas "l'idée de positiver" qu'ont certains, en faisant abstraction dans leur langage de tout ce qui a trait à la douleur.
Suis-je épicurienne ?
Je préfère "supporter la douleur" : en parler avec autrui (sans les saouler) me conforte dans mon courage et leur soutien me réconforte aussi
Le plaisir, le bonheur est-il le but de mon existence ?
Être l'instigatrice des petits plaisirs, des petits bonheurs des autres oui, les miens suivent ; mais construire LE bonheur des autres n'est pas si facile... c'est une histoire de chaussures à chausser...
... Quel altruisme... Bravo... Mais il nous appartient également de ne pas se perdre en cherchant la "pantoufle de verre"... Le bonheur des autres c'est bien, mais ne passe-t-il pas également en premier lieu par notre propre bonheur ? A mon sens, c'est en étant ouvert à soi que l'on peut l'être aux autres et non le contraire...
Merci à toi pour cette musicalité de vie...
altruiste, non, non... seulement pour mes proches.
Au fait, Sylve, pourquoi la photo est renversée ? Je sais que la terre tourne sur elle-même mais là... tu me déboussoles la tête
En fait il s'agit d'une photo issue de l'un des bouquins de Michel Onfray le philosophe intitulée "Sagesse antique"... Tous ces bouquins ont cette spécificité de photos en décalage... Ou comment voir les choses autrement...