penseur.jpgLa mission d’information sur la formation professionnelle du Sénat a rendu un rapport particulièrement critique sur la situation du système français. Caractérisée par sa « complexité, son cloisonnement et son corporatisme », la formation professionnelle française profite en priorité aux salariés les mieux formés, employés dans les plus grandes entreprises. En résumé, la cible principale de la formation, les salariés les plus fragiles, n’est pas atteinte. Seuls 13,6 % des employés sans qualification accèdent à la formation, contre 44,3 % chez les salariés diplômés. Pour remédier à l’éparpillement du système, les sénateurs préconisent la création d’un compte épargne formation permettant un réaménagement de l’offre selon des besoins personnalisés. Ce compte pourrait être construit à partir du Droit individuel à la formation, qui deviendrait dès lors transférable d’une entreprise à l’autre. En échange de la transférabilité du DIF, les entreprises se verraient dispensées de leur participation de 0,9 % à la formation et les PME pourraient profiter d’un service de remplacement des salariés partis en formation. Pour les étudiants formés en alternance dans l’entreprise, les sénateurs souhaitent simplifier les procédures d’accueil en unifiant le contrat de professionnalisation et d’apprentissage au sein du « contrat d’insertion en, alternance ». Conformément au souhait de Jacques Chirac, le rapport plaide pour une fusion de l’ANPE, de l’UNEDIC et de l’Afpa pour proposer un guichet unique aux chômeurs en quête de formation. Dernier conseil des sénateurs, une redéfinition du paritarisme qui mettrait au clair ce qui doit être financé par les partenaires sociaux et ce qui ressort de l’État.

(Source La Tribune, p18, Isabelle Moreau, 16/07/2007)

NDLR : Peut-être aussi de bonne perspective pour les formateurs que nous sommes ?!?