La saga de l'été épisode 2 : le prisonnier
Par Sylviane LAURO le lundi 9 juillet 2007, - Saga de l'été - Lien permanent
La dernière chose dont je me souvienne : ma démission ! Je rentre chez moi dans ma Lotus Seven à tombeau ouvert... Je fais mes valises... puis le trou noir... Je me réveille dans un endroit inconnu... Et ces mots qui raisonnent sans cesse dans ma tête...
Où suis-je ?
– Au Village.
– Qu'est ce que vous voulez ?
– Des renseignements.
– Dans quel camp êtes-vous ?
– Vous le saurez en temps utile...
Nous voulons des renseignements,
des renseignements,
des renseignements.
– Vous n'en aurez pas !
– De gré ou de force, vous parlerez.
– Qui êtes-vous ?
– Je suis le nouveau Numéro Deux.
– Qui est le Numéro Un ?
– Vous êtes le Numéro Six.
– JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO,
JE SUIS UN HOMME LIBRE !
– Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! ...
Je m'écroule sur le sable... Ma vie défile à toute allure et je ne sais pourquoi me reviens en tête cette anecdote... Avant d'être agent secret, j'avais effectué une formation en gestion d'entreprise et après avoir validé trois modules, une personne féminine se joint à notre groupe pour le quatrième module. Cette femme, d'une quarantaine d'années, venait d'un Master de Tourisme pour valider le module "finances" et était comme nous, interne dans le centre de formation. Un soir, suite à notre succulent repas, (enfin je crois, car on s'habitue à la cantine !), une discussion se met en place (avec toutes les dérives que l'on peut imaginer !!) et au bout d'un moment nous parlons de douche, ne me demandez pas comment on en est arrivés là, je n'en sais rien. Enfin, cette personne nous dit avec un sérieux total que pour elle la douche est sans existence et que pour faire sa toilette elle préfère le bidet !!! Et là, comme on peut le comprendre, un fou rire de tout le groupe se fait ressentir. Aujourd'hui encore on se demande comment on peut arriver à se laver debout dans un bidet, même en imaginant la scène on y arrive toujours pas. Peut-être que l'un d'entre vous peux me donner la réponse !?! Sachant qu'il n'y a que le bidet... Ou alors suis-je vraiment prisonnier de mes idées ?!? Aidez-moi à m'évader... La boule blanche me rattrape... Je cours... Je cours...
To be followed...
A consulter l'excellent site de Christophe...
Pensez à m'adresser vos anecdotes pour être le héros de la saga de l'été : isisblake@yahoo.fr




Commentaires
Bonjour,
BRAVO pour cette romance et cette mise en situation de l'anecdote. Vraiment, une écriture beaucoup plus souple que la mienne, et oui j'ai tendance à écrire comme je parle, peut être parce que j'aime aller droit au but.
Encore merci pour cette saga.
Cordialement
Merci à toi Christophe pour cette superbe anecdote ! Héros d'un jour... Héros toujours...
Bien à toi...
Sylviane
Le confort est une habitude de l'homme moderne...habitant dans des pays riches...
La misère est une habitude de l'homme "en voie de développement"...habitant dans des pays du même nom...
Je doute que dans ce cas précis, la solidarité soit l'objectif de la damoiselle...peut-être sa culture ou tout simplement son éducation fait que...??? saura t 'on un jour???...
La boule blanche nous rattrape inexorablement de toute façon...quel que soit l'endroit où l'on vit...
Que de souvenirs que cette excellente série "le prisonnier"...
Christian
Excellent !!!
Très belle plume, c'est accrocheur...
...mais les agents secrets, ça ne roule pas plutôt en Aston Martin DB7 ????
Hey !!! Très sympa ce billet...Et le style également. On appelle çà avoir une belle plume... Mais flûte alors, je pense que nous sommes plus des matricules que des hommes libres !!!
A bientôt..
Bien à toi
Lolo
@ Christian : le monde n'est-il pas un immense village ? Breuuuuuuuuhhhhhhh....
@ Guillaume : si mes souvenirs sont bons : la lotus seven était un produit de sa propre fabrication... Trop fort ce numéro six !
@ Lolo : Je revendique : NON JE NE SUIS PAS UN NUMERO, JE SUIS UN HOMME (FEMME Hum !) LIBRE... Ha ! Ha ! Ha !
Personne ne veut me donner une réponse, sniff, moi qui croyait que l'un d'entre vous me la donnerait. Je vais encore devoir repartir dans cette balle blanche et non dans ma lotus.