La VAE en 10 leçons : leçon n°8
Par Sylviane LAURO le vendredi 22 juin 2007, - VAE mode d'emploi - Lien permanent
Leçon n°8 : l'accompagnement deuxième partie
L'accompagnement permet de faire coïncider le capital expérimentiel de l'individu, les objectifs et le cadre référentiel du diplôme. L'accompagnateur est un méthodologue. Il est le moteur du changement et doit trouver des stratégies communes afin de contribuer à la reconnaissance du potentiel évolutif de l'individu. C'est un médiateur qui crée des liens et qui favorise l'émergence du sens des savoirs.
L'accompagnement désigne un acte pédagogique appliqué. Dans cette logique, le savoir expérientiel de l'individu devient objet du savoir et produit du sens. L'accompagnement est source de changement : au-delà de l'acte pédagogique, sa finalité est de permettre à la personne de passer d'une attitude passive et acceptante à une attitude active et modifiante.
En définitive, dans la démarche d'accompagnement, tous les éléments qui composent le système sont en interaction afin de placer l'individu au centre du dispositif.
En conclusion, on pourrait dire que l'accompagnement a un double impact, à la fois sur le candidat et sur le système de délivrance des diplômes. L'accompagnement constitue un renversement du processus de formation et d'acquisition du diplôme avec une démarche empirique...






Commentaires
Bonjour,
Tout à fait d'accord, avec une partie sociale supplémentaire pour l'accompagnateur. Car dans la plupart des cas il est une dérive du coach, et doit donc avoir une adaptation psychologique importante et faire preuve empathie envers l'individu.
Cordialement
Chère Sylve,
Si tous les accompagnants fonctionnent vraiment avec ces méthodologies et TOUS les objectifs que tu viens d'énumérer...et bien je signe tout de suite pour un accompagnement, donne moi un nom une adresse un n° de tel, j'y vais...(si c'est gratuit :-))...
Malheureusement, si je prend mon cas actuel, voilà un bon mois que dons mon coaching, je me bats, je me bats, CYRANO :"Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succes!
Non! non! c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!
--Qu'est-ce que c'est tous ceux-la?--Vous etes mille?
Ah! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis! Le Mensonge?
(Il frappe de son epee le vide):
Tiens, tiens!--Ha! ha! les Compromis!
Les Prejuges, les Lachetes!. . .
(Il frappe):
Que je pactise?
Jamais, jamais!--Ah! te voila, toi, la Sottise!
--Je sais bien qu'a la fin vous me mettrez a bas;
N'importe: je me bats! je me bats! je me bats!
(Il fait des moulinets immenses et s'arrete haletant):
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose!
Arrachez! Il y a malgre vous quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J'emporte malgre vous,
(Il s'elance l'epee haute):
et c'est. . .
(L'epee s'echappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret
et de Ragueneau.)
ROXANE (se penchant sur lui et lui baisant le front):
C'est?. . .
CYRANO (rouvre les yeux, la reconnait et dit en souriant):
Mon panache.
Pardon pour le délire...
Merci cher Christian pour ce moment jubilatoire ! Le panache et l'intelligence de coeur encore et toujours dont beaucoup manquent cruellement !!
Oui, j'ose espérer (folle utopie mais j'y crois !) que les accompagnateurs fonctionnent de la sorte, c'est du moins ce à quoi je tendrai dans mon futur job (si toutefois j'en trouve un, un jour...)...
Permets-moi, comme en résonance à ton glorieux panache, un délire tout aussi personnel dont les phrases résonnent :
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
OEuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur;
Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.
CORNEILLE - Le Cid
Oh que j'aime....
et j'aime aussi une tirade que j'ai fais sur scène en 4ième, devant tous les parents et professeurs :
« Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… Ah ! c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privé de toi : et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter,...
L'Avare de MOLIERE
Tiens,... il me vient une idée de rubrique à publier...:-)
Vivement ta prochaine rubrique !