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IPRP : Intervenant en Prévention des Risques Professionnels

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Risques psychosociaux

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lundi 30 juin 2008

Risques psychosociaux au travail : vraies questions, bonnes réponses

risques_psychosociaux_au_travail Photo : Le Figaro
... est le titre d'un ouvrage paru récemment... Pas un énième bouquin de plus sur le sujet qui préoccupe aujourd'hui beaucoup d'employeurs et de salariés, mais un ouvrage qui propose un éclairage original sur ce sujet d'actualité que sont les risques psychosociaux au travail...

A découvrir sans tarder...

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mercredi 9 avril 2008

Gérer son stress et celui des autres

coyotePhoto : Bip bip et le coyotte
La gestion des risques psychosociaux de plus en plus au coeur de l'actualité et des préoccupations de toutes et de tous... Nous l'avons vu à maintes reprises, le stress au travail notamment, peut engendrer des crises graves pour le salarié lui-même et pour son entreprise... Le stress qui s'ouvre aujourd'hui à une plus large dimension collective et non plus seulement à l'individu, ouverture qui plaide en faveur d'une vision globale de l'homme au travail dans laquelle sont étroitement liées les dimensions physiques, psychologiques et sociales...

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jeudi 6 mars 2008

Résultats du sondage : Les éléments susceptibles de sécuriser la vie professionnelle

spirit.jpg... Les fans de Claude MC ne s'étonneront guère... Eh ! oui, comme il le dit si bien : "les temps changent" !

Vous avez été 58 votant(e)s, échantillon représentatif de ce blog, et je vous en remercie...

Vos avis sont très partagés sur le sujet preuve sans doute que la vie professionnelle n'est plus pour vous un long fleuve tranquille avec mise au rebut du vieux cliché qui consistait à débuter sa carrière dans une entreprise... et surtout à y rester durant toute sa vie professionnelle...

Vos votes sont donc partagés, disais-je ,entre désir de changer d'entreprise, voire de métier (34 %), consacrer entre 6 mois et un an en formation (20 %), 15 % seraient prêt(e)s à effectuer un bilan de compétences, un DIF ou autres... Un monde du travail en pleine mutation donc... Vous semblez aujourd'hui ne plus hésiter à mettre en oeuvre les moyens qu'il faut pour sécuriser votre vie professionnelle et surtout faire preuve d'adaptabilité au sein d'un contexte sans cesse en mouvance...

Vous n'êtes ainsi que 10 % à penser qu'un bon cursus scolaire ou des diplômes suffisent à sécuriser votre parcours... Le savoir-faire n'étant, semble-t-il plus seulement au sein de vos préoccupations, sécuriser c'est aussi le savoir-être, l'adaptabilité qui permettra à terme une évolution et donc une sécurisation en terme de bien-être. Dans l'air du temps ? Sans doute...

Ainsi, seuls 3 % des votes seraient en empathie avec une orientation axée sur des métiers porteurs... Reviendrions-nous donc à la notion de métier-passion ? Métier-bien être ? En harmonie avec ce que l'on est... Sans doute également...

Mais alors que Christian annonce que devenir fonctionnaire peut également sécuriser la vie professionnelle (en terme de contrat, mais qu'en est-il du bien-être et de la construction de soi en raison des résultats du sondage ?), Emma-candidate prône le savoir-être : "savoir se démarquer et oser des manières différentes d'envisager l'emploi"...

Certes, notre vision de l'emploi n'est plus aujourd'hui statique mais semble être en perpétuelle évolution vers une vision plus dynamique, à condition que cette sécurisation ne soit pas subie par le salarié (chômage, exclusion...) mais choisie... car, c'est à cette seule condition qu'elle deviendra à terme structurante pour l'entreprise comme pour la personne.

Parution ce jour d'un nouveau sondage : Santé, travail et développement durable

A vos claviers ! Excellente journée à toutes et à tous

mercredi 5 mars 2008

Du harcèlement au comble de l'horreur...

nounours.jpg... J'ai lu un billet effarant ce matin sur le blog de Céleste... Nous parlions récemment sur la plateforme des problèmes récurrents en terme de conditions de travail dans la grande distribution, notamment avec la récente diffusion de l'émission "Complément d'enquête" sur France télévision, qui en disait long sur les dessous de nos hypers. Pour la première fois, une grève unitaire des caissières, manutentionnaires etc... avait eu lieu en France le 1er février dernier pour réclamer une hausse des salaires.

Toutefois, nos voisins italiens peuvent faire pire... Je vous laisse découvrir cette histoire (et sa suite) qui devrait toutes et tous nous amener à réfléchir sur ce qu'est l'humiliation, l'esclavagisme, l'horreur, le sadisme, la barbarie... mais aussi nous amener à réfléchir sur ce que sont les valeurs, le respect, la solidarité, la fraternité, la citoyenneté, la justice... en un mot l'humanisme...

Jusqu'où ira-t-on ? A méditer afin que ce genre de choses n'arrive plus, parce que demain cela pourrait être vous...

A suivre également l'excellent blog : Les tribulations d'une caissière

A lire : dépêche AFP du 4/03/2008 : Un salarié de BNP Paribas se suicide dans son agence

mardi 12 février 2008

Risques psychosociaux : De l'acceptation de la plainte...

age-de-glace.jpg... S'il existe aujourd'hui un arsenal juridique en matière de harcèlement moral au travail (loi de modernisation sociale n° 2002-73 du 17 janvier 2002, Article 222-33-2 du Code pénal entre autres...), en raison de l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale d'un salarié, d'une souffrance morale, d'une atteinte grave à leurs droits fondamentaux ou tout simplement en matière de droit de l'homme ; les victimes de tels agissements rencontrent toujours de nombreuses résistances ou blocages et entamer une procédure devient un vrai parcours du combattant.

Comme pour les agressions sexuelles il y a quelques années, les résistances vont ainsi du refus d'enregistrer les plaintes par les policiers ou gendarmes (par manque de formation sur le sujet), refus d'enregistrer les témoignages également ; jusqu'à la déqualification des faits par les magistrats, car en la matière il n'y a pas de preuves... et un jugement ne peut être rendu qu'à partir de preuve. D'autant que les juges sont très méfiants vis à vis de ce type de personne manipulatrice et perverse car ils craignent d'être eux-mêmes manipulés.

Double préjudice pour la personne visée qui n'est pas reconnue dans sa souffrance par personne, y compris par la justice, ce qui renforce sa douleur"le harcèlement moral est reconnu par le législateur dans les textes mais pas dans les moeurs" mais au-delà du préjudice subi, il est avant tout nécessaire d'accepter que les plaintes deviennent un matériau de travail... Car c'est par les plaintes que l'on entre dans ce genre de dossiers, quand, d'une façon ou d'une autre, "ça ne va pas" ou "ça ne va plus !". Alors comment favoriser la construction au sein de tels climats délétères ?

L'enjeu étant d'en faire un matériau utile afin de s'orienter vers une transformation, pour que cela n'arrive plus... Prévenir les risques psychosociaux revient, nous l'avons vu à travers d'autres billets, à prévenir l'apparition de troubles sociaux. Il faut donc se familiariser avec la nature de ceux-ci. Dans ce cadre, le médecin du travail a un rôle prépondérant à jouer (à condition que ce dernier ait une indépendance d'esprit par rapport à l'entreprise qui harcèle ou qui laisse faire le harcèlement), il émet également des avis d'aptitude qui peuvent être lourds de conséquences pour le salarié..

Exemple : j'ai appris pendant mes cours de secourisme qu'intervenir pour aider un accidenté de la route lorsqu'on n'a pas de formation spécifique, peut aggraver ses blessures et compromettre la suite des soins. Le bon réflexe est alors d'alerter et de s'en remettre aux secours spécialisés. Dans le cas présent, même si nous côtoyons plus quotidiennement l'émotion et parfois ses dérèglements, il faut garder en mémoire le vieux principe d'Hippocrate "Primum non nocere" (d'abord ne pas nuire). Pourquoi ?

  • d'abord parce que les troubles psychosociaux se manifestent pour les personnes elles-mêmes et pour leur entourage sous des apparences infiniment variées et parfois trompeuses. En détecter les signes avant-coureurs, même chez des collègues que l'on croit bien connaître, n'est pas toujours facile. La personnes elle-même est mieux placée que quiconque pour savoir ce qu'elle ressent. (dans ce cadre laissons la place au seul spécialiste et sur demande de l'intéressé). Bref, si vous n'avez aucune finesse psychologique, abstenez-vous...
  • Ensuite, il y a ce que l'on appelle la contagion émotionnelle. Car oui, les émotions sont contagieuses : une personnes stressée va stresser son entourage, l'anxiété se transmet rapidement dans un collectif, l'agressivité est communicative et si le harcèlement est diligentée par une personnalité de type perverse et manipulatrice ; cela peut détruire un collectif très soudé en seulement quelques jours, dans le but d'isoler la personne visée... le système peut alors à son tour devenir pervers et si cette perversion n'est pas dénoncée, elle va se répandre de façon souterraine par la peur, la manipulation, l'intimidation... et malheureusement dans ce contexte, le salarié est "mis en quarantaine" ce qui va renforcer ses troubles au lieu de les atténuer... Il existe la même base de fonctionnement dans la mafia ou les régimes totalitaires...

Que ce soit dans les familles, les entreprises ou les Etats, les pervers narcissiques s'arrangent pour porter au crédit des autres le désastre qu'ils déclenchent, afin de se poser en sauveur et de prendre ainsi le pouvoir. L'histoire nous a malheureusement montré à maintes reprises que ces hommes qui refusent de reconnaître leurs erreurs, n'assument pas leurs responsabilités, manient la falsification et manipulent la réalité afin de gommer les traces de leurs méfaits. Au delà du harcèlement moral dans les entreprises, il s'agit de rétablir le respect entre individus si nous ne voulons pas que notre société de demain et nos relations (in)humaines soient seulement réglementées par des lois...

dimanche 13 janvier 2008

Zoom sur : la prévention des risques psychosociaux... le "lâcher prise"...

regard2.jpg ... pour faire suite aux différents billets sur la "zen attitude" de cette rentrée de septembre, voici une nouvelle rubrique entamée il y a peu par le billet sur le "terrorisme relationnel"... Nous l'avons vu, la difficulté à gérer les conflits dans le monde du travail est devenue aujourd'hui prépondérante... Gérer les risques psychosociaux et la violence au travail fait aussi parti de mes attributions de "risk manager"... Voici donc quelques billets sur différentes techniques à pratiquer en entreprise ou tout simplement dans le cercle de vos relations amicales ou professionnelles...

Face à ces intrusions qui violent nos intimités, chacun trouve ses propres techniques sans doute sans le savoir, je me souviens avec amusement de la phrase de la grand-mère à Christian : "ne réponds pas, tu risquerais de les instruire !"... Ce qui m'a fait penser à rédiger ce billet sur ce que l'on appelle le "lâcher prise" à ne pas confondre avec la notion d'indifférence... Nous l'avons vu : nous projetons sur l'autre des intentions qu'il n'a pas, nous interprétons certains de ses dires et de ses gestes parfois jusqu'à se laisser ravager par ce que l'autre projette sur nous... Et il est souvent trop facile de voir les choses de manière binaire : noir-blanc, jour-nuit etc... La relation fait "ménage à trois" : moi, l'autre et la relation... Il ne faut donc pas attendre de l'autre qu'il change mais il nous appartient aussi de favoriser notre propre changement car pour connaître l'autre il faut se connaître soi...

Zoom sur... Le "lâcher prise"... Explications de Jacques SALOME (voir son blog):

La recherche du détachement, l’accès au lâcher-prise font partie des aspirations de la plupart de ceux qui ont entrepris une démarche spirituelle ou de changement personnel. Ils en constituent le pivot autour duquel s’articule tout travail d’éveil et de connaissance de soi.

Lâcher-prise pour que puisse se développer un espace intérieur disponible à l’accueil des expériences nouvelles. Pour que se creuse cette faim de nourriture spirituelle, cet appel à l’accomplissement de soi.

Lâcher-prise pour pouvoir renoncer au contrôle, à la maîtrise, à l’illusion tenace de la toute-puissance infantile, pour entrer dans l’humilité.

Lâcher-prise pour ne pas se laisser envahir par des désirs parasitaires, pour ne pas donner prise à des tentations. Un bon antidote pour ne pas entretenir du réactionnel face aux frustrations et aux déceptions inévitables de la vie quotidienne.

Lâcher-prise non seulement pour résister aux sirènes et aux pièges de la facilité, de l’uniformisation qui nous sont proposés par une société hyperinformatisée, mais aussi pour faciliter un recentrage des valeurs personnelles de chacun, pour aller en quête du meilleur de soi.

Toute recherche personnelle entraîne un déplacement des priorités. Ce qui pouvait apparaître comme une nécessité vitale devient secondaire, dérisoire : "Je suis devenu plus exigeant dans mes fréquentations, plus fidèle à moi-même dans mes engagements. "

Cependant, le lâcher-prise ne suppose pas forcément austérité et ascétisme. Il ne passe pas nécessairement par l’isolement, le repli sur soi, ou par l’indifférence. C’est avant tout une démarche intime qui se joue au plus profond d’un choix de vie, vers des priorités ressenties comme plus essentielles.

C’est surtout une forme de monachisme invisible que chacun peut vivre là où il se trouve, là où il en est. Parfois, rien ne change dans les apparences, mais les mêmes gestes sont exécutés dans un autre état d’esprit, avec une présence qualitativement différente.

Le lâcher-prise, contrairement à ce qui pourrait être perçu de l’extérieur, ne débouche pas sur de l’indifférence. Celui qui le vit connaît un rassemblement de ses forces intérieures qui, loin de correspondre à du désintérêt, ressemble plutôt à une ferveur particulière qui aiguise les sens, fluidifie les échanges et donne accès à l’essence des êtres, des événements et des choses.

" Je découvre des levers de soleil, je peux prendre le temps de m’attarder à regarder des bourgeons sur un petit arbuste de mon jardin et de m’attendrir sur le miracle des saisons. Je m'émerveille du vent dans les arbres et des écureuils qui sautent de branches en branches. Je me sens aussi plus attentif à la présence, aux regards, aux paroles d’autrui. "

Ce qui fait parfois confondre le lâcher-prise et l’indifférence et laisser croire au désintérêt d’une personne pour une autre jusqu’alors proche, c’est le recul pris par rapport à des événements, à des situations ou à des attitudes qui, auparavant, déclenchaient agitation, verbiage, émotion ou réaction disproportionnées. Dans le lâcher-prise, les ressources personnelles s’investissant différemment, elles se recentrent sur la personne sans hémorragie énergétique ou déperdition de l’attention et des moyens.

C’est un pas de côté vis-à-vis d’un certain nombre de leurres, d’illusions ou d’errances possibles. Un engagement vers ce qui nourrit la recherche du sens, vers plus de qualité que de quantité.

A méditer sans doute...

vendredi 11 janvier 2008

Billet existentiel sur le terrorisme relationnel...

world_trade_center.jpg "La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini" Oscar WILDE

Cette phrase, je l'avais adressée en "pensée du jour" un certain 11 septembre 2001... La bêtise humaine, omniprésente, face à une menace invisible : le terrorisme...

J'ai réécrit cette phrase hier pour illustrer cette fois ce qu'est le terrorisme relationnel...

Voici la définition que propose Jacques SALOME, psychosociologue et écrivain, je cite : " ''J'appelle terrorisme relationnel l'ensemble des violences visibles ou invisibles que nous imposons à l'autre (ou que nous recevons d'autrui), à l'intérieur d'une relation proche ou moins proche, à partir de désirs qu'on lui impose, d'injonctions, de dévalorisations, de chantage, de menaces, de culpabilisations et aussi du maintien de relations dominants/dominés au quotidien d'une relation. Le terrorisme relationnel est quasi universel, visible ou plus caché il circule dans beaucoup de relations mais le plus douloureux sévit dans certaines relations familiales, amoureuses ou professionnelles.''"

"Les armes ordinaires du terrorisme relationnel, sont la pratique abusive de l'injonction (parler sur l'autre, le définir, l'étiqueter…) la dévalorisation répétitive (quand l'autre ne voit en priorité que ce qui ne va pas, ce que nous n'avons pas fait), les jugements de valeur (sur les conduites, les comportements), les disqualifications (sur les idées, les croyances), le chantage affectif (pour nous entraîner dans des choix qui ne sont pas les nôtres) , les menaces réelles ou fantasmées, la culpabilisation (qui nous laissant croire que nous sommes à l'origine du mal être ou du malaise de l'autre), le maintien des rapports dominants dominés (quand l'un veut imposer son point de vue, son désir, ses croyances…)
Mais il peut aussi s'appuyer sur des peurs et des angoisses déposées sur nous par un proche, aveugle ou inconscient de ce qu'il nous fait vivre quand nous sommes dans sa proximité. Il y aussi des comportements toxiques, des conduites qui blessent notre sensibilité ou nos croyances et qui malgré nos tentatives de mise à distance, nos avertissements, nos réticences ou nos mises en garde continuent à être produits pour ceux qui nous entourent."

''Dans certaines relations professionnelles, le terrorisme relationnel est mis en évidence autour du harcèlement moral, des perversités diffuses pour déstabiliser, blesser, meurtrir l'autre et garder ainsi le pouvoir sur lui… Il y a aussi bien sûr toutes les violences liées à des abus de pouvoir, à des humiliations infligées à l'occasion d'un contrôle par les forces de l'ordre, avec les rapports de force imposés par celui qui porte un uniforme ou exerce une fonction, derrière lequel il peut abriter quelquefois sa vulnérabilité, mais aussi exercer son sadisme et sa perversité.

La somme de toutes ses mini violences diffusées dans l'intimité des familles, des couples, ou dans celles plus larges des relations professionnelles et sociales est largement supérieure à toutes les violences spectaculaires qui nous sont montrées à la télévision ou dans les mass médias. Même si elles sont moins meurtrières immédiatement, elles tuent à petit feu, empoisonnent une existence et laissent des traces douloureuses sur plusieurs générations…
'

Quand nous sommes face au terrorisme relationnel, il conviendra de prendre le risque de se définir, de se positionner, de témoigner de son ressenti et de chercher aussi l'aide et le soutien d'un tiers, pour pouvoir se confronter sans se détruire à ses manifestations.

Merci Monsieur SALOME, il est effectivement grand temps de ne plus vivre sur la planète TAIRE...

Bien à vous tous...

jeudi 3 janvier 2008

Colloque sur le harcèlement moral au Sénat le 25 janvier...

senat.jpg ... sur le thème "Le harcèlement moral dans l'entreprise et le milieu familial" ... Ce colloque se fera sous le patronage de M. Terry DAVIS, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.

Nous en avons maintefois parlé et débattu sur ce blog, la souffrance au travail ne doit plus être une fatalité cela est indéniable, cependant, la liste noire continue et l'intolérable prolifère... Ce colloque aborde également la face invisible de l'iceberg : celui de la souffrance morale en milieu familial, des maltraitances psychologiques souvent méconnues, difficilement repérables, non traitées et surtout non reconnues par le système judiciaire puisqu'elles ne font l'objet d'aucune législation.

L'objet de cette journée sera donc d'établir un état des lieux et de dégager des perspectives en donnant la parole à des victimes de harcèlement moral sur le lieu du travail ou dans l'environnement familial, un vécu conjugué avec l'expertise de juristes, de chercheurs, d'universitaires mais aussi d'écrivains et de philosophes... Un programme complet donc... Pour voir le programme détaillé : cliquez ici

Attention, il est impératif de vous inscrire : voir le bulletin d'inscription en pièce jointe (clôture des inscriptions une semaine avant la date du colloque)

Pour en savoir plus : site de l'ANDRH (Association Nationale des Directeurs en Ressources Humaines)

"Parce que respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaître la souffrance qu'on lui inflige" Marie-France HIRIGOYEN dans "Le harcèlement moral"

vendredi 14 décembre 2007

Bienvenue à Gattaca !

gattaca3.jpg Il est parfois des réalités qui font froid dans le dos... A l'image des salariés chinois prêts à passer sur la table pour atteindre la perfection en terme de critères de beauté... J'ignore si j'avais vu le même reportage que notre ami Frédéric (voir son post "Je vous trouve très beau") mais je me souviens également que certain(e)s salarié(e)s chinois(e)s n'hésitaient pas à se faire allonger les jambes pour être plus grand(e)s et pouvoir ainsi accéder à l'emploi... Dans le même cadre, rappellons les cas ô combien douloureux de ces jeunes femmes anorexiques pour atteindre le statut tant convoité de "top model"

Réminiscentes pensées qui font ressurgir à ma mémoire l'excellent film d'anticipation d'Andrew Niccol : Bienvenue à Gattaca où les frissons me parcourent encore l'échine, à la vision futuriste du réalisateur sur "le possible" d'une réalité où l'imperfection génétique serait considérée comme une tare, et où, les "dégénérés" (que nous sommes tous actuellement ! ;) ne pourraient accéder qu'à des emplois très loin du prestige...

Critique acerbe d'une société dystopique aux libertés réduites et aux émotions contrôlées, qui pose surtout des questions de fond concernant l'évolution de notre société, sur notre acceptation de la différence et surtout sur la volonté de tendre vers la perfection. Ce film est pour moi un ravissement proche du chef d'oeuvre... Je vous laisse donc le découvrir, si ce n'est pas déjà fait, ou le regarder d'un autre oeil...

Personnellement, comme toute personne pleine de bons sens, je comdamne ces pratiques discriminatoires, et celles évoquées par Frédéric sont encore bien loin de la réalité... Il y a au XXIème siècle des pratiques qui sont intolérables sur le lieu du travail (et en France pays des droits de l'homme si ! si !)... Mais, il s'agit avant tout du choix de chacun que de se lever contre les affres d'un destin que d'autres veulent écrire pour nous... Car comme je le dis souvent que je n'aime pas le mot "perfection" pour toutes les imperfections qu'il comporte... Il existe toujours des failles dans lesquelles la vie trouve toujours un chemin inattendu...

Dans mes lointains cours de droit public un écho résonne : "Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme..." Préambule, "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances."... Article premier... extraits de la Constitution du 4 octobre 1958...

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits" Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948... Hum !...

Bienvenue à Gattaca !

vendredi 7 décembre 2007

"Vous êtes le maillon faible... au revoir... "

maillon_faible.jpg... Vous connaissez toutes et tous cette célèbre expression répétée maintes fois par l'animatrice Laurence BOCCOLINI lors du jeu du même nom diffusé il y a quelques mois sur TF1... Souvenez-vous, l'originalité du jeu ne tenait pas seulement dans ses règles de base (ou chaque joueur devait éliminer celui qu'il pensait être moins performant) mais surtout dans son déroulement. Le concept voulait surtout que l'animatrice soit la plus odieuse possible, instaurant un climat détestable digne d'une école élémentaire du siècle dernier, à se demander parfois si les candidats n'étaient pas à la fois masochistes, soumis, inconscients, pervers, voire carrément suicidaires...

L'autre intérêt du concept résidait également sur un paradoxe conséquent : le candidat éliminé par ses pairs et déclaré par les autres comme étant "le maillon faible" n'était pas nécessairement le vrai "maillon faible" de la partie... Jeu de stratégie s'il en est... Un jeu qui n'est pas un simple divertissement anodin , car basé sur des situations de la vie, il offre une véritable école de situations et révèle bien des caractères (voir dans le degré au-dessus "Koh Lanta")... On laisse d'ailleurs un temps de parole au candidat exclu, lui permettant de verbaliser sur la subjectivité du jugement des autres... Vous suivez toujours ?!?... Bon alors je poursuis...

Le jeu du "maillon faible" pourrait donc devenir un nouveau concept de "téléréalité" dans le monde du travail... Vous trouvez que je vais loin ?!? Explications : il ne s'agit en effet de rien d'autre que de relations entre personnes (vous) et collectifs (les autres)... En effet, la manifestation émotionnelle est souvent ici extrême, puisqu'au travail, c'est dans les relations aux autres que nos ressources psychosociales sont les plus sollicitées... pour le meilleur... et pour le pire... Tout comme dans le jeu, il y a donc une palette infinie de réponses allant de la colère, parfois violente jusqu'à la passivité, la soumission ou le retrait quasi total. Les formes prises par ces tensions au sein des collectifs comportent également de très nombreuses variantes comme la forme la plus visible : les conflits interpersonnels. Les conséquences sont toujours importantes puisqu'elles vont du défaut des processus collaboratifs, jusqu'à l'incapacité de fonctionner ensemble et la nécessité de s'organiser autrement, de décider des mobilités, voire des départs...

Pour les individus eux-mêmes, les conséquences peuvent être dramatiques, bien que parfois invisibles ou muettes dans un premier temps... Outre les conflits ouverts, les mécanismes peuvent être plus diffus, souterrains, comme les luttes de pouvoir local, d'influences, les rumeurs, des freins à la collaboration allant jusqu'à la négation de consignes ou la mise en place de consignes absurdes. Les effets sont à nouveau doubles : pour l'entreprise, dans l'immédiat il s'agit d'une perte d'efficacité, parfois très importante, difficile à chiffrer, parfois une mise en danger des personnels. Et à terme, par la spirale négative que cela installe, c'est un facteur de démobilisation qui gagne du terrain par contagion. Dans les formes les plus dramatiques, on en arrive donc à des phénomènes de clans, de bouc émissaire et d'exclusion... en bref, on joue au jeu du "maillon faible" qui n'est rien d'autre en définitive pour l'entreprise qu'une contre-performance collective...

Mais contrairement au jeu, il n'y a ni gagnant, ni perdant... seulement des "maillons faibles" qui n'en sont pas...

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